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9 février 2020

Livres d’art, arts du livre

Apéritif littéraire à la Galerie Simoncini le 9 février

La LSRS avait l’honneur d’être partenaire dans l’organisation de l’événement Livres d’art, art du livre animé par notre collègue la Professeure Myriam Watthee-Delmotte, le dimanche, 9 février à 11 heures à la Galerie Simoncini.

Nous avions l’honneur de l’accueillir récemment pour la présentation de son livre Dépasser la mort. L’agir de la littérature. Nous la retrouvons ici en tant que présidente honoraire de l’Association Charles Plisnier.

Nous avions invité tous les amateurs de littérature, livres et beauté à nous rejoindre.

Programme

  • Présentations de créations remarquables
  • Jam sur des textes poétiques par le musicien Pierre Leroy
  • Cocktail

Organisation

Galerie Simoncini, Revue Francophonie vivante de l’Association Charles Plisnier, Wittockiana – Musée de reliure et des arts du livre, LSRS

La LSRS avait l’honneur d’être un partenaire dans la présentation du dernier numéro de la revue Francophonie vivante à la Galerie Simoncini. André Simoncini nous livre ses impressions :

Le blanc du commencement – par André Simoncini

La présentation du dernier numéro de la revue Francophonie vivante de l’Association Charles Plisnier par Myriam Watthee-Delmotte a été l’occasion d’évoquer l’histoire de l’édition bibliophilique de notre galerie, lancée en 1982, une année après l’ouverture de la galerie. Je rêvais de construire des passerelles, de faire se rencontrer artistes et poètes et, par le biais de la traduction en langue française, d’ouvrir des portes à des poètes qui ne seraient pas lus chez nous sans cette traduction. Autrement dit : dépasser les obstacles et faire tomber les frontières pour ouvrir sur l’au-delà.

Nous avons évoqué la grande poète belge Liliane Wouters et le merveilleux graveur d’Allemagne de l’Est Karl Georg Hirsch réunis dans Journal du Scribe. Nous avons parlé du Poète et Président Léopold Sedar Senghor dont nous avons eu le bonheur de publier en 1988 Elégie pour Martin Luther King. Nous avons salué le Luxembourgeois d’origine belge Edmond Dune dont la parution du manuscrit la roue et le moyeu, rehaussé de gravures de Roger Bertemes, allait lui offrir un nouveau souffle.

Mais singulièrement, en préparant la cimaise pour cette rencontre co-organisée avec la Luxembourg School of Religion & Society, je suis tombé sur les fabuleux pafilages (papiers dans la pâte desquels apparaissent des fils) et les poèmes de Thomas Gleb (1912-1991), un créateur hors pair et un homme en quête de sa foi juive. Je l’ai exposé mais singulièrement il n’est jamais entré dans la collection. Et voilà que des décennies plus tard, à l’occasion de cette rencontre autour du livre d’art et du texte poétique, je m’interrogeais. Il s’est imposé à moi comme le meilleur représentant de cette alliance de l’image et du verbe, source non seulement d’une vraie émotion esthétique mais d’une grande émotion de l’âme.

C’est dans les années 60 que Yehouda Chaim Kalman (le futur Thomas Gleb), fils de tisserand et ayant lui-même appris très jeune à tisser, a quitté ses pinceaux pour se consacrer à la tapisserie pour disait-il « la réhabiliter ». Cette réhabilitation passait par la réhabilitation d’une famille effacée et une quête des origines. Le blanc s’est alors imposé, blanc du commencement, blanc qui est prière, blanc pour purifier tout ce qui avait été brûlé. Thomas Gleb me confiait qu’il lui avait fallu près d’un demi siècle pour appréhender « les aurores primitives de sa foi juive » et que la Thora devienne source d’inspiration.

Quel époustouflant chemin de vie que celui de cet homme en quête de l’authentique lumière. Quel long et intense processus créatif que celui de cet artiste-artisan dont le travail lui aura permis de retrouver, à travers la tapisserie et le poème, la spiritualité et la lumière. Parfois un noir, un rouge qui disent le drame apparaissent dans les fibres du papier, mais le blanc toujours domine et, ultime étape, est apparu l’or de la coupe du prophète qui allait magnifier l’œuvre.

C’est avec beaucoup d’humilité que j’ai accroché aux côtés des travaux de ce fabuleux artiste deux de mes textes dont Myriam Watthee-Delmotte m’a fait l’honneur de parler. Ils en sont comme exaltés. Affronter le temps qui passe, tenter de dépasser la fragilité de l’homme pour retrouver l’enfance dans toute sa pureté et son innocence, tel a toujours été le sens de ma quête poétique.

Invitation
PDF 286.6 ko, 24 janvier 2020
 
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LSRS – Centre Jean XXIII
52 rue Jules Wilhelm
L-2728 Luxembourg

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