fr lb de it pt en
Colloque scientifique : Pas d’Humanité sans Parole
30 janvier 2016

Options d’une traduction liturgique – Une Bible pour les oreilles et pour les lèvres. Enjeux de la Traduction Liturgique de la Bible 2013

Fr. Henri Delhougne osb, Abbaye de Clervaux

Fr. Henri Delhougne osb, Abbaye de Clervaux
Je voudrais montrer comment la Traduction Liturgique de la Bible (TLB) est au service de la sacramentalité de la Parole. Dans le processus de l’effectuation de la sacramentalité de la Parole, ici décrit schématiquement, la TLB se situe à un moment précis. Sans entrer dans une théologie approfondie du sacrement, je remarque ceci :

Pas d’eucharistie sans pain ni vin. Pas de liturgie de la Parole sans parole.

La proclamation est la matière de la sacramentalité de la Parole :

  • une parole de Dieu,
  • transmise par une parole humaine.

Une parole de Dieu :

  • le locuteur principal mais caché est Dieu,
  • qui parle par la médiation d’un texte humain (la Bible)
  • reconnu comme divinement inspiré ;

transmise par une parole humaine :

  • des mots qui sont dits par un être humain,
  • constituant un dis-cours qui a du sens
  • et, dans la liturgie, prend la forme d’une proclamation
  • adressée à une assemblée.

Les acteurs de la proclamation liturgique sont donc :

  • l’acteur invisible : l’Esprit de Jésus, Verbe ou Parole de Dieu,
  • le lecteur, ministre du sacrement de la Parole,
  • les auditeurs, « sujets » du sacrement de la Parole.

Les instruments de la proclamation :

  • un texte qui soit l’écho fidèle des paroles inspirées,
  • une traduction faite pour la proclamation (spécificité de la TLB),
  • un recueil de textes en vue de la proclamation : le Lectionnaire,
  • les supports acoustiques : la voix, le lieu, la sonorisation éventuelle.

Passage du texte écrit à l’acte de la parole parlante :

En amont de l’acte, le cahier des charges d’une traduction liturgique telle que la TLB (c’est cela qui sera particulièrement développé). Il s’agit de traduire la Parole pour qu’elle puisse parler. Cela suppose :

1) produire un texte pour les oreilles et pour les lèvres,
- pour les oreilles : un texte compréhensible à la seule audition ;
- pour les lèvres : un texte aisément prononçable ;
2) une traduction néanmoins fidèle et, en ce sens, scientifique ;
3) une traduction ouverte – sans l’imposer – à l’interprétation chrétienne.

En aval de l’acte : l’homélie, le commentaire, l’échange.
La finalité dernière : une parole vive.

 
LUXEMBOURG SCHOOL OF RELIGION & SOCIETY
LSRS – Centre Jean XXIII
52 rue Jules Wilhelm
L-2728 Luxembourg

Twitter
Facebook
Linkedin
© Luxembourg School of Religion & Society
certains droits réservés . Some Rights Reserved

Dateschutz . Protection des données
Ëmweltschutz . Protection de l'environnement
+352 43 60 51
office lsrs.lu