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Colloque scientifique : Pas d’Humanité sans Parole
29 janvier 2016

Réflexion de théologie fondamentale sur le texte biblique comme Parole de Dieu

Pr Dr Thomas Ruster (Technische Universität Dortmund)

Unité et Différence de Parole et Sacrement.
La temporalité, l’Audition publique et le Mystère de la Transformation

Pr Dr Thomas Ruster (Technische Universität Dortmund)
Concernant la sacramentalité de la Parole je vous propose trois thèses :

1. La temporalité de la Promesse

La parole biblique partage avec le sacrement la structure de la temporalité. Selon Thomas d’Aquin, le sacrement est un signe remémoratif, pour la démonstration du salut dans le présent, et un signe pronostique pour l’avenir. Il en est de même pour la parole biblique. La parole de la Bible contient toujours une promesse, qu’il s’agisse de la Torah ou des prophètes. L’évangile est tout à fait une promesse, c’est-à-dire l’annonce du royaume de Dieu. Comme promesse la parole renvoie au passé, au temps de son annonce. Comprendre la parole de la Bible comme Parole de Dieu au présent signifie un renouvellement de son caractère de promesse. Ainsi ouvre-t-elle l’espoir pour l’avenir, pour les promesses non accomplies. En conséquence, on peut dire : Là où la parole est comprise comme promesse, elle est sacramentelle.

2. L’audience publique 

Pour que la parole et le sacrement soient structurellement égaux, la question de leur différence doit être posée. Une indication est la célébration cultuelle des sacrements. Selon Dei Verbum 7 le culte de l’Église est »cultus publicus« . En se rendant publique, la parole est sacrement dans un sens strict. De cette façon, le Concile a déclaré que l’Église est un sacrement, c’est-à-dire signe et instrument pour l’unité de l’humanité avec Dieu. L’Église manifeste ses relations à l’extérieur par le moyen des sacrements. Le caractère public des sacrements convient bien à la rivalité des publicités dans la société pluraliste.

3. Le mystère de la transformation 

Verbum Domini souligne l’analogie de la Parole avec la présence du Christ dans les espèces eucharistiques. Une approche de cette équation à deux inconnues pourrait partir de la doctrine de la Transsubstantiation. Celle-ci révèle une signification économique. Pendant que les modèles théologiques concurrents – Annihilation et Consubstantiation – laissent le pain rester pain, la Transsubstantiation suppose que le pain – la nourriture/l’économie – puisse devenir le Corps du Christ. L’économie peut être transformée en Royaume de justice et de miséricorde de Dieu.

Envisageant cela, on peut avoir des idées sur ce dont les signes sacramentels ont besoin aujourd’hui pour se rendre publics.

 
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