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Présentation

« Religion & Society » : des relations à vivre, penser, remodeler

Chercheurs, doctorants, auditeurs de différentes langues, disciplines, cultures et religions sous un même toit, voire autour d’un même projet de recherche ? La LSRS se caractérise par son ouverture et le dialogue qu’elle suscite entre ses membres et ses visiteurs pour travailler les sujets d’actualité en intégrant l’apport des grandes traditions religieuses. Cette approche passionnée dont rend compte son claim « Knowledge by Passion » fait de la LSRS un acteur de la cohésion des sociétés au sein du Grand-Duché de Luxembourg et au niveau international.

Combien d’étudiants sont inscrits à la School ?

La question est souvent posée. Institut de recherche et de formation, la LSRS est une communauté de chercheurs, doctorants et auditeurs qui forment ensemble une communauté d’apprentissage : apprendre à s’écouter, s’entendre, chercher à se comprendre, intégrer ce que l’autre dit sur notre sujet de recherche, le laisser se transformer et tenir compte de cette perception changée dans sa propre approche : voilà des démarches certes nécessaires dans un monde sécularisé, pluraliste et globalisé et qui demandent un entraînement allant au-delà des travaux de chaque discipline.

Combien d’étudiants sont inscrits à la School ?

Le nom marque tout autant l’enracinement dans un lieu que l’ouverture internationale par l’utilisation de l’anglais. L’élément le plus important est l’esperluette : « & ». Son aspect graphique rappelle un ruban qui relierait deux points en passant de l’un à l’autre pour revenir vers son point de départ. Ce caractère graphique souligne les rapports d’influence mutuelle entre religion(s) et société(s), relations diversifiées selon les contextes historiques et culturels, en évolution permanente.

La liberté académique, la rigueur méthodologique, l’esprit critique, l’interdisciplinarité, le multilinguisme sont autant de facteurs nécessaires pour avancer dans la recherche de la vérité, d’une attitude de justice et de justesse par rapport à celui et à ce qui se donne à connaître. L’accueil de chaque personne, le désir de justice et de paix, la solidarité avec les plus faibles, le respect mutuel et surtout le souci de créer des relations de sincère amitié contribuent à ce projet.

Mission, vision et promesse

Mission

Fondée en 2015, la Luxembourg School of Religion & Society (LSRS) est une institution de recherche et de formation. Elle oeuvre à la rencontre et à la communication entre les cultes, les différentes convictions, les spiritualités et la société dans son ensemble en proposant des orientations pratiques et une réflexion critique et constructive. De plus, elle forme le grand public à ces enjeux.

Vision

Par son approche interdisciplinaire, la LSRS veut être un acteur de la cohésion des sociétés au sein du Grand- Duché de Luxembourg et au niveau européen.

Promesse

Notre engagement est d’approfondir les questions liées au pluralisme convictionnel et culturel pour y apporter des réponses. Nous voulons promouvoir des rencontres de qualité pour mieux connaître et comprendre les relations mutuelles entre « société » et « religion » et partager notre savoir avec des acteurs spécifiques et le grand public. À cette fin, nous ne nous limitons pas seulement au niveau local, mais développons nos recherches et notre communication à l’aide d’un réseau international de grande qualité.

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Mot du directeur

Chères Lectrices,
Chers Lecteurs,

Qui croire ? Que croire ? Voilà deux questions qui me reviennent continuellement à l’esprit. Je ne citerai que trois occasions où j’y ai pensé : la publication du « Rapport Sauvé », nommé d’après le président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église catholique, Jean-Marc Sauvé ; les « marches blanches » contre la politique sanitaire actuelle ; la crise d’un couple. Vous pourrez aisément prolonger la liste par vos propres expériences. Elles ne se limiteront pas à votre vie individuelle ou privée, mais proviendront aussi de celles de nos communautés et sociétés ainsi que de la politique.

La question du croire n’est pas uniquement une question religieuse et ne peut simplement se résoudre en refusant le croire au profit du seul savoir. Croire est un verbe ; il désigne une activité caractéristique de l’être humain. Nous devons choisir qui croire entre les nombreuses voix qui demandent notre confiance et puis ne pas nécessairement tout croire… Qui croire, que croire, ce sont des questions d’éthique, exigeant un choix responsable. Elles ne s’adressent pas seulement à l’individu mais aussi aux communautés, aux sociétés.

En même temps, nos institutions traditionnelles sont engagées dans des processus de transformation profonds, si elles ne s’effritent pas tout simplement parce qu’elles ne semblent plus dignes de confiance, comme c’est le cas pour l’Église catholique en Europe. Or les institutions contribuent aussi à gérer la pluralité des voix. Quand elles sont trop faibles ou absentes, il est bien plus difficile de faire un choix raisonné.

D’aucuns aimeraient revenir à des modèles politiques ou religieux qui réduiraient très fortement le champ du possible : l’inconnu, l’indétermination peuvent être ressentis comme de réelles menaces. D’autres aimeraient valoriser encore davantage les droits des individus : l’absence de contraintes constitue un puissant attrait pour la liberté humaine ouverte sur l’infini. Certes, ce sont des extrêmes ; il existe d’autres voix, d’autres choix pour associer libertés et responsabilités individuelles, communautaire, sociales et politiques. Et j’aimerais y contribuer.

En tant que chrétien, j’ai choisi d’être théologien et de développer une réflexion critique sur la foi, l’Église et leurs rapports à la vie, à ma vie, à nos vies. J’ai choisi de rester engagé comme prêtre pour rassembler les gens dans une communauté vivante « au nom de Dieu », cheminer avec eux, y contribuer par l’enseignement, les célébrations, toutes ces choses qui nourrissent les relations sans les figer. En tout, ne pas oublier que je suis d’abord un être humain, partageant cette condition avec les autres. La valoriser, me rappeler Tertullien : « Je suis un être humain et je considère que rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». J’espère contribuer ainsi à la transformation d’une institution à longue durée, sachant qu’elle sera différente de celle que j’ai connue et que je connais.

En tant que directeur de la LSRS, il s’agit pour moi, d’une part, de créer des espaces de rencontre entre chercheurs de différentes disciplines, origines et convictions où on cherche d’abord à savoir comment bien poser les questions, où l’on se fait confiance au point de laisser mettre en question une démarche, une réflexion, une position, où l’on partage et intègre ensuite les apports de chacun pour proposer une vision de certaines choses, digne de confiance, capables de fonder d’autres choix. Et, d’autre part, il s’agit de continuer à rassembler grâce à différents événements des personnes de tout bord politique, religieux, social ou professionnel pour s’écouter, se découvrir, chercher à se comprendre, réduire l’ignorance et la méfiance, contribuer ainsi à la confiance.

Vivre ensemble ne peut se faire sans confiance, sans que l’on sache croire. La question qui croire, que croire ne trouve sa réponse pas seulement dans des réflexions abstraites mais aussi dans des rencontres et une réflexion critique qui les accompagne.

Merci à vous, chères lectrices et chers lecteurs, de votre intérêt pour nos travaux. J’espère donc que ces quelques lignes nourriront vos réflexions et qu’elles vous donneront envie de nous rejoindre prochainement !

Pr Jean Ehret
Directeur

Partenaires

Institut Universitaire d’Études juives Élie Wiesel

Fondé en 2005 à l’initiative de l’Espace Culturel et Universitaire Juif d’Europe (anciennement Centre Communautaire de Paris) et agissant quotidiennement en symbiose avec lui, l’Institut Elie Wiesel est la seule institution française entièrement consacrée à l’enseignement supérieur de la civilisation du judaïsme, dans une vision innovante et transdisciplinaire couvrant tous les domaines de l’histoire et de la culture. L’Institut Elie Wiesel s’adresse aussi bien aux étudiants des universités et des grandes écoles qu’au public non étudiant, désireux d’acquérir les fondements d’un savoir juif. Tout au long de l’année, l’Institut Elie Wiesel dispense 40 cours dans différentes disciplines, assurés par un corps enseignant exclusivement composé d’enseignants-chercheurs des universités, des grandes écoles et des centres de recherche de France, d’Europe, d’Israël et des États-Unis. La philosophie de cet institut s’exprime dans l’idée suivante: bâtir des passerelles entre les chercheurs, les enseignants, les penseurs, les auteurs des sciences du judaïsme d’une part et le public désireux d’une ouverture féconde à la connaissance de ces domaines d’autre part. Le 26 janvier 2018, Monsieur Gad Ibgui, directeur général de l’Institut Universitaire d’Études juives Élie Wiesel, le Professeur Franklin Rausky, doyen de ce même institut, et le Professeur Jean Ehret, directeur de la Luxembourg School of Religion & Society, ont signé une convention de coopération entre leurs institutions. La Convention prévoit de développer des activités et des programmes de formation et de recherche ainsi que des publications, la collaboration entre les bibliothèques, l’accès aux infrastructures.

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